26 octobre 2011

Aspects sombres de Vancouver II


Un entrée de métro Grimard en train de pousser?
Je cherche vaguement un emploi plus solide pour compléter mon p'tit job de plongeur deux soirs semaine que je vais garder car je suis super bien traité.
Mais lorsque je regarde les titres et les descriptions des offres d'emplois je tombe dans un ennui profond. Je suis peut-être déformé après tout et sûrement que mes huit premieres années a Montréal à travailler à une centaine d'emplois et de lieux n'aide pas ma cause. Je ne me vois pas faire la même chose tous les jours sans que je tombe dans un ennui mortel. Alors comme toujours je n'ai pas le choix de mettre la main à la pâte et fabriquer mon truc. Je me répète mais c'est plus qu'un leitmotiv ou une obsession (qui n'en est pas une du reste) mais une nécessité de mettre à contribution mes quelques 40 années sur le marché du travail à biduler mais aussi à empiler les expériences telles des strates géologiques qui finissent par avoir entre elles des réactions chimiques.

Construit et en construction. Vue de la ruelle..
Aspects sombre de Vancouver II
Dans un long et bon article du dernier numéro du magazine Vancouver (qui existe depuis sûrment 35 ans) signé Tyee Bridge, on parle de cela même qui est la tragédie de la ville "la plus agréable au monde": le coût horripilant de l'immobilier et surtout son effet sociologique sur la ville. Car à n'en pas douter, je ne suis pas le seul à trouver cela invraisemblable et inquiétant dans le fond. Comment sera-t-il possible d'un jour reculer? Comment fera-t-on pour faire passer le prix des appartes ou des maisons du million $ à quelque chose de plus raisonnable sans un crash hallucinant. Ce dérapage intense qui a cours en ce moment ne semble pas être près de s'arrêter et prêt à se fracasser contre quelque mur que ce soit. L'article bien qu'on ne saurait le targuer de scientifique s'emploie à montrer des exemples concrets de ce que cette bulle immobilière provoque sur la jeune classe moyenne notamment qui décide de quitter la ville pour fonder leur famille ailleurs étant donné l'impossibilité financière d'acquérir une piaule même avec des revenus frisant les 100 000 $ annuels!!!

Arlen Redekop photo/PNG
Photograph by: Arlen Redekop, PNG
Parue dans le Vancouver Sun de ce 26 octobre
Occupy Vancouver
Non je ne suis pas encore allé voir le campement d'Occupy Vancouver. Il pleut aujourd'hui et hier il faisait trop beau! Je pense que si je veux y aller, va falloir que je me grouille car ça sent l'anti-émeute qui va y mettre fin. Je suis totalement d'accord avec le principe de cette manif car de toute façon au rythme ou vont les choses, soit nous sommes en train de devenir apathique et résilient, à courber l'échine constamment soit si rien de raisonnable n'est fait pour remédier aux pires effets des disparités économiques, la révolte et le chaos vont finir pas s'installer. Le cancer ronge par en-dessous.
Occupy Vancouver protesters expect police to employ force at tent city, Vancouver Sun, Oct. 26

Logis - Toujours l'attente


Un certif dont on n'a pas vraiment besoin. Not safe to Occupy Vancouver?
Certif pour la maison où je vis émis la semaine dernière. Nous n'entrons pas dans cette catégorie mais le problème de l'usage de maisons entières à Vancouver pour faire pousser du pot a obligé la Ville à émettre ce genre de certication, provoquant par la bande la dévaluation des maisons qui en ont été la cible.

Hier après-midi n'ayant pas envie de passer une autre nuit à une température dans les unités, j'ai suggéré à la co-propriétaire de l'immeuble qui est vachement plus chouette que son mari que nous allions ensemble chercher une petite fournaise à convection au gaz. Elle acquiesca après que je lui aie expliquer m'être servi d'un tel objet pendant deux années dans la forêt. Après près de 10 jours sans chaleur, la petite fournaise qui en temps normal n'aurai mis pas plus d'un quart d'heure à chauffer la maison tellement elle est puissante prendra plus d'une heure pour ramener le mercure vers les 15°C mais une autre heure pour rejoindre les 18°. La maison n'est pas vraiment isolée et les fenêtre aux vitres simples et qui ferment mal n'aident pas la cause. Tout le monde sauf une était ravie de retrouver la chaleur car le froid en démoralisait plus d'un·e.
Je m'étais fabriqué ma petite fournaise à chandelle la semaine dernière à convection et qui est somme toute efficace pour sa grosseur. Conçue avec des matériau facilement trouvables, le concept en est simple et sécuritaire dans la mesure où l'on ne cherche pas à saboter le dispositif à sept petites chandelles dans une assiette à tarte en aluminium reposant sur une assiette de céramique à l'envers. Puis avec une corbeille métallique à grillage entouré en partie de papier d'aluminium et posé à l'envers au-dessus des chandelle à 15 cm plus bas. La convection se fait alors par l'entrée de l'air froid par en-dessous et la sortie chauffée au-dessus.



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