Novembre et la suite

Fenêtre sur rue
Je suis franchement plus paisible ici qu'à Québec ou Montréal. Je prends tout ce qui passe.

Feuille suspendue
Deux semaines maintenant que nous vivons sans électricité, chauffage ou eau chaude. Nous devons tous quitter l'immeuble maintenant car la Ville l'exige. Pour la plupart de ceux et celles qui y vivent c'est un grand dérangement car ils/elles y sont depuis plusieurs années. Je ne m'explique pas ça. L'endroit ne m'est vraiment pas apparu comme étant d'une ambiance vivable : cuisine mal foutue, manque de luminosité, état général de négligence de l'immeuble, des gens qui n'échangent pas, chacun pour soi.
À tout le moins cet aspect-là a changé du jour au lendemain dans le désarroi de la situation et grâce à la co-propriétaire de l'immeuble beaucoup plus présente et attentive que son mari. Le scénario qu'ils se sont construits pour acquérir cette maison dite patrimoniale risque de ne pas être viable à long terme. Avec une très lourde hypothèque, des coûts élevés en électricité et en chauffage, la situation désormais avec tous les occupants qui quittent, je crains qu'ils soient dans l'obligation de vendre.
Alors les occupants se sont mis à se parler un peu plus avec évidemment les bouleversements que ce départ constitue et la situation dans laquelle la Ville met la propriété. Nous sommes dans le domaine des normes et de toute évidence. Je notais bien dès mon arrivée les lacunes criantes et la négligence dans l'entretien le l'habitat.

Chantier
J'ai toujours maintenu l'objectif de quitter pour toutes ces raisons. Mais il me fallait tout de même me trouver dans une situation meilleure. Dans ce sens il me fallait attendre. J'avais trouvé un autre logis au début d'octobre pour occupation le 1er novembre, mais en confirmant il y a deux dimanches que j'allais bel et bien aller m'y installer, l'occupant m'est arrivé avec une nouvelle clause à propos de laquelle nous n'avions pas discuté: un soi-disant dépôt de sécurité, qui est la moitié du loyer mensuel. Lorsque je donne ma parole je la respecte par la suite, à moins que l'on change entretemps les règles du jeu. Comme j'avais pris le logement tout de même un peu en désespoir de cause car il s'agissait d'un sous-sol à forte odeur de mildew, je lui ai alors laissé savoir qu'il n'en avait pas été question et qu'au moment où l'on se parlait, je n'avais pas de quoi mettre en dépôt de sécurité, seulement le fric pour payer le loyer. « Alors dans ce cas, nous allons laisser faire », ce qui somme toute me convenait et me laissait désormais libre-cour à deux semaines de mon départ annoncé de cette maison où j'étais.

Résultat prévu
La chance s'est mise de mon bord par l'annonce de ce logis à partager une centaine de dollars moins cher que l'autre, sans dépôt de sécurité et dans une coop de surcroît. Lors de ma recherche de coops plus tôt dans le mois, j'avais justement exclu celle-là car sa liste d'attente était fermée!
Et moi qui croyait avoir trouvé le plus bas loyer en fut quitte pour une surprise hier soir au travail alors que David l'un des cuisiniers m'annonçait qu'il payait 166 $ par mois!!! Là c'est l'aubaine pour sûr pour avoir sa propre chambre dans une maison de cinq personnes, mais relativement loin du centre-ville.
Mais bon 400 $ tout inclus est un très bon deal dans Kitsilano avec vue sur la ville est les montagnes, à 5 rues de l'océan.
Les trolley-bus de Vancouver
De plus et parce qu'elle est la plus judicieuse possible, la co-propriétaire où j'habite en ce moment a remboursé la moitié du loyer d'octobre ce qui correspond au ¾ du loyer de mon nouveau logis! Donc novembre ne me coût pas cher : 150 $ soit moins que David ne paie en bout de ligne.
Deux soirs à faire la plonge est amplement suffisant pour mes besoins de base du mois donc, mais bien évidemment pas assez pour les petits plaisirs, tels la fréquentation des cafés et toute autres activités.
À tout le moins, je suis privilégié de prendre tous ces jours libre à me chercher du travail qui m'intéresse ou créer le mien tout simplement.
J'observe les gens et ce qui m'intéresse de plus en plus est de savoir pourquoi les gens sont ce qu'ils sont, qu'est-ce qui fait qu'ils choisissent d'être ce qu'ils sont, ce qui les fabriquent. Nous sommes tous différents de bien des façons bien évidemment. Cela me rappelle le film 28Up et par la suite 35Up de ce réalisateur anglais qui avait suivi tout au cours de leur vie une dizaine d'enfants dès l'âge de 7 ans dans les années 50 jusqu'à présent. Quel beau projet que celui-la et quel résultat fascinant à écouter d'abord ces enfants de 7 ans et de se rendre compte que ce qu'ils racontaient et comment ils le racontaient constituait à coup sûr ce qu'ils deviendraient par la suite. Ceux et celles qui avaient été filmés au début de la série à 7 ans sont les mêmes que ceux qui apparaissent donc dans le dernier de la série en 2005.
Alors ma curiosité constante fait en sorte que ce sera vers cela que je me dirigerai en termes d'activités : ce qui me permet de demeurer très actif mentalement.

L'usage du verre


0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
Abonnement Publier les commentaires [Atom]
Liens vers ce message:
Créer un lien
<< Accueil