31 octobre 2011

Nuit froide



Mon sentier préféré dimanche après-midi
Se pourrait-il que le gouvernement canadien ait fait légèrement fausse route dans les années 90 en laissant entrer un paquet d'Asiatiques bourrés de frics, juste parce qu'ils étaient bourrés de frics? N'est-on pas dans cette belle ville de Vancouver aux prises avec un paquet de factions de la drogue qui expliquerait en partie le boum immobilier de fou avec une bonne quantité de fric ainsi blanchi et qui fausse en bout de ligne la réalité. Car ce cancer de l'immobilier détruit à coup sûr ce qui fait que Vancouver est ce qu'elle est. Ce qui me tue par-dessus tout c'est cette tendance à associer fric avec bienséance, éducation, bonne manière. Jusqu'à un certain point cela s'avère mais derrière il y a une telle hypocrisie, une sauvagerie, une barbarie indescriptible dans le type de commerce que tienne les hommes qui sont si gentils en apparence.

Corbeaux et écureuil
Qui a les moyens de se mettre une hypothèque d'un million de dollars sur le dos, voire "seulement" ½ million? Je suis obsédé par ce sujet mais c'est vraiment très très préoccupant. La plupart des gens ne font pas 20 $ l'heure, ce qui n'est même pas un minimum pour se payer de tels hypothèques. Alors le centre qui inclut Kitsilano va devenir impossible. Je déménage dans une coop qui vaut des millions de dollars avec 20 membres. Je pourrais en faire partie moyennant 500 $, un misère vue la ristourne. Cela reste à voir. Le fric est secondaire pour moi et je ne m'embêterai jamais à faire des sacrifices de merde pour le fric. La coop est infiltrée de gens qui ne devraient pas y être et faire front commun avec des courtiers en valeurs mobilières notamment dans une coop dont le but premier était le partage est dichotomique. Je ne suis pas là pour la vie. Je veux trouver ou fabriquer ma propre communauté qui ne durera peut-être que le temps que je serai vivant. Peu importe, l'expérience est trop importante et le fric secondaire. Ce fric je ne l'emporterai pas avec moi dans ma tombe.
Feuilles sur la rue
Parlant de tombe et de mort, ça pétarade ce soir à Vancouver, avec ces joyeux lurons qui parcourent les rues déguisés en une multitude de costumes. Partout autour, on entend des pétards depuis plusieurs heures. L'Halloween se fête plus "sérieusement" il me semble qu'il y a 30 ans.
Plus tôt, je suis allé faire un tour du côté de ma nouvelle coop pour obtenir les clefs. Il y avait là John, prof d'anglais natif de Sherbrooke et Keth qui passait l'aspirateur dans ma future chambre qui est grosse comme un timbre-poste! Peu m'importe, il me fallait à tout prix diminuer mon loyer mensuel.

Ma voisine de palier et Rosie
Ce soir j'ai encore discuté assez longuement avec ma voisine de palier à la maison que j'habite encore une nuit. Elle s'est finalement trouvé où se loger à partir de demain. Quel bouleversement pour tous ceux et celles qui sont là depuis 7 années ou plus et qui du jour au lendemain voient leurs vies basculer de façon totalement imprévue. Je suis capable de faire face à la musique peut-être un peu plus facilement qu'eux puisque je me suis accoutumé à cette mouvance car j'en suis sûrement à une quinzaine de déménagement depuis 2004, depuis mon départ de Montréal. Rien ne prédisait il y a à peine deux semaines que les choses allaient s'enligner de cette façon pourtant. J'avoue que je suis un peu triste pour eux/elles. Après deux semaines sans les trucs de base, il faut dire que cela doit commencer à compter dans les envies de quitter. Pas d'électricité passe, pas de chauffage ni d'eau chaude beaucoup moins.

Shaughnessy cet après-midi. Il y a des terrains d'un acre avec des maisons-châteaux, un peu comme Outremont en haut et le Mile End plus bas, qui serait ici Kitsilano.

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